« Règle du jeu 3 | Page d'accueil | Et au milieu coule une rivière 1 »
17.01.2008
FAHRENHEIT 451
FAHRENHEIT 451 : L’adaptation cinématographique du roman de science-fiction de Ray Bradbury, par François Truffaut, ne s’avère pas l’une des œuvres les plus abouties du cinéaste, mais pas la moins intéressantes. Truffaut eut l’intelligence de ne pas construire l’ intrigue amoureuse entre Montag et Clarisse, ce qui fut difficile car l’acteur Oskar Werner, décadent et vaniteux, essayait en permanence durant les prises de séduire Julie Christie. Le tournage fut particulièrement éprouvant pour le réalisateur, brouillé avec l’acteur et tracassé par les problèmes financiers du film (notamment les décors futuristes impressionnants).
Le premier livre de Montag : (dans la version futuriste, les livres sont strictement interdits et la brigade des pompiers est chargée de les brûler et d’arrêter les « opposants ».).
Tandis que sa femme dort et intrigué par les paroles de Clarisse, le pompier Montag décide de lire en cachette un roman qu’il a récupéré lors d’une « rafle ».
Cette scène est évidemment essentielle pour le personnage de Montag (malheureusement curieusement interprété par un Oskar Werner lassé). Le hasard est qu’il ouvre pour la première fois un livre autobiographique, où l’histoire d’une vie coïncide avec la sienne qui débute peut-être. Il lit, tel un enfant, avec une élocution maladroite, les Souvenirs intimes de David Copperfield de Mark Twain.
Au fur et à mesure de la lecture, le point de vue devient de plus en plus resserrés, symbolisant l’introspection de Montag dans le monde de la lecture, et également la naissance de sa passion.
Tout au long du texte énoncé, de nombreuses phrases font écho au phénomène se créant en Montag. Par exemple « I am born ». (Je suis né)
« Commençons par le début de ma vie »
Et surtout, le mot « believe » (croire) qui clôture la séquence.
19:56 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









Les commentaires sont fermés.